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L’UNIFORME LEGIONNAIRE 12: Corps Franc 11e REI


Le 13 mai 1940, à 4h30, le Lieutenant JURION du Corps francs du Ier Bataillon est mortellement blessé lors d’une attaque pour dégager un poste en avant des lignes en partie occupé par les Allemands. Ramené par ses Légionnaires, il expire vers 10h00 en arrivant à l’hôpital de Charleville sous Bois. Avec lui, cinq de ses hommes sont blessés au cours de l’action, tous évacués.

Voici une tenue typique des Corps francs durant la période de la Drôle de Guerre avec un portrait du dessinateur ROSENBERG,

Coiffé de son casque recouvert d’un couvre casque en toile kaki, habillé sur son uniforme d’une peau de mouton ou « peau de bique » pour se protéger du froid lors des patrouilles en sous bois lors des grands froids de l’hiver / printemps, ce Légionnaire c’est équipé d’une pince coupante réglementaire pour franchir les réseaux de barbelés dans le no man’s land en avant de la Ligne Maginot. Il va percevoir des grenades qu’il rangera dans sa musette.

80 ans, où retrouver les unités de Légion?


Je vous présente un document parue en juillet 1940, édité à Marseille, après l’armistice du 25 juin 1940. C’est un petit livret vendu à destination des familles de mobilisés qui ne savent où s’adresser pour avoir des nouvelles de leur père, frère, mari ou fils. Mort? blessé? prisonnier? disparu? L’angoisse des familles est infernale. Le document est hélas en mauvais état.
Il y figure un liste de camps de regroupement de prisonnier en France avec quelques noms et le lieu de stationnement provisoire d’unités qui ont pu se replier avant la fin des combats. Des unités de La Légion étrangère issus du dépôt de Sathonay figurent sur ces listes:

Au moment où est imprimé le livret:

  • Dépôt de la Légion de Sathonay, Aix en Provence dans les Bouches du Rhône. Le poste de commandement se portera à Fuveau,
  • 11e REI, capturé le 22 juin au sud de Toul, ne figure pas. Les combats pour les Légionnaires se sont finis sur ordre le 22 et les survivants sont capturés le 23 juin. Sur les 3107 Légionnaires lors de la formations du régiment, il n’en reste dans les rangs 578. Beaucoup vont s’évader….
  • 12e REI, St Amand Montrond dans le Cher, au 25 juin il ne reste que 318 Légionnaires (officiers, sous-officier et hommes de troupe)
  • 13e DBLE, est à cette date en Angleterre et ne figure pas sur la liste

 

18 juin 1940: où étaient les Légionnaires dépendant du dépôt de Sathonay?


Nous fêtons les 80 ans de l’appel du 18 juin 1940 par le Général De GAULLE depuis Londres. Les Légionnaires l’ont pas entendu et pour cause….. ils étaient aux combats !!!

Au Dépôt de la Légion étrangère de Sathonay:

Lyon vient d’être déclarée ville ouverte, les Allemands du régiment d’infanterie d’élite « Grossdeutschland », unité de garde d’Hitler, vont arriver le soir même à Tournus (Ie et IIIe Bataillon) et Louhans (IIe Bataillon)  et prendrons la route du sud le lendemain matin, direction Lyon le long des deux rives de la Saône.

Le 16 juin, le dépôt a formé un bataillon de marche composé de 600 Légionnaires à quatre compagnies de fusiliers voltigeurs, d’un section de mitrailleuses, d’un escadron de marche de cavalerie (ancien renfort pour le 97e Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie: 97e GRDI de Légion étrangère).

le 18 juin, les compagnies aménagent de leurs postes de combats en avant du Plateau de la Croix Rousse, en entre la Saône et le Rhône. Les Légionnaires sont soutenus par quatre canons antichars de 47mm et d’au moins deux pièces de 75mm. Tous reçoivent l’ordre de ralentir au maximum l’entrée des Allemands dans Lyon, ville ouverte, pour permettre aux troupes françaises de prendre positions au sud de Lyon et le long de l’Isère. Au soir du 18 juin, les Légionnaires tiennent les barricades à Neuville-sur-Saône, Rochetaillée-sur-Saône, Fontaines-sur-Saône, Rillieux-la-Pape, Crépieux, Sathonay village et Caluire-et-Cuire, le poste de commandement est au Camp de la Valbonne. Tous sont prêts et motivés, anciens et jeunes recrues même si l’armement et l’instruction seront bien faibles.

Les compagnies d’instructions et de passages, réparties dans et autours du Camp de la Valbonne ainsi que les éléments du Camp de Sathonay et du Fort de Vancia préparent leur départ pour Grenoble, le lendemain matin.

Engagés volontaires à l’instruction au Camp de La Valbonne 1940 (revue VU)

Au 11e Régiment Etranger d’Infanterie:

Le 18 juin, le 11e REI est en position à St Germain-sur-Meuse et Ugny-sur-Meuse après avoir combattu la veille à Void et au canal de la Meuse. Le 18 juin, les Légionnaires résistent seul à une division allemande. Ecrasés sous le nombre, sur ordre, il se replie 22h00 mais force l’admiration de son adversaire qui déclarera  » Nous nous chargerons de rendre à vos morts les honneurs qu’on doit aux Braves ». Le Ier Bataillon tient St Germain-sur-Meuse, le IIe Bataillon est quasiment détruit en menant une attaque en direction de Void perdant son chef de Bataillon, le Commandant RYESKI d’ALEGERON, la 6e Compagnie est anéantie perdant tous ses officiers, tués ou blessés. La 5e Compagnie qui la soutient se fait littéralement haché par l’artillerie ennemie qui tire à vue. la Compagnie d’Appuis 2 n’existe plus, ses officiers tous tués. Les survivants reçoivent l’ordre de repli en fin de matinée. Le IIIe bataillon est en position sur le Canal de la Meuse. Après le repli des survivants du IIe Bataillon, les Allemands sont juste derrières les derniers à passer le pont de St Germain. Tout le reste de la journée, les combats font rages, l’artillerie ennemie bombarde la Légion étrangère aidé pour ses réglages par un avion d’observation. Des tracts annonçant la capitulation de la France sont lancés vers les lignes des Légionnaires qui tiennent toujours leurs positions malgré un déluge de feu. Ils recevrons l’ordre de repli à 1h00 du matin le 19 juin.

Le 18 juin 1940 pour le 11e REI est le jour où pour qu’il ne tombe pas aux mains de l’ennemi, le Drapeau reçu à l’occasion de Camerone est incinéré sur ordre du chef de corps, le Commandant CLEMENT. La Cravate est retirée et placée dans une boite métallique avec le fanion du Ier Bataillon par le Capitaine ROBITAILLE, l’ensemble est envoyé au Colonel ROBERT à Crézille qui fait enterrer la boite sous le porche de l’église. Tout sera retrouvé en 1941 et envoyé à Sidi-bel-Abbès. Un petit morceau du drapeau du 11e REI est placé dans la Crypte à Aubagne.

photo issue de la revue « Képi Blanc »

Au 12e Régiment Etranger d’Infanterie:

La veille, le 12e REI après avoir réussit à franchir la Loire au tristement célèbre pont de Gien, est regroupé au sud de la ville. Le régiment a pratiquement perdu tous ses véhicules à moteur, ses chevaux et matériels hippomobiles. Les Légionnaires survivants étaient regroupés à Santrange reçurent l’ordre de tenir les ponts de Neuvy et Bonny pour moitié de l’effectif.

Le 18 juin, dès 7h00, le point est fait sur l’état de régiment et une nouvelle organisation des éléments s’opère et le résultat est envoyé au commandant de la division. A 11h00, l’ordre de poursuivre son repli en direction de Vierzon. le régiment est enlevé par camions sauf ce qui reste du train hippomobile. A 22h00, le 12e REI atteint Brinay et rend compte.

pont de Gien

A la 13e Démi-Brigade de la Légion étrangère:

Depuis le 16 juin, les Légionnaires de la « 13 » sont de nouveau sur le sol métropolitain pour participer au réduit breton en débarquant à Brest, port d’où ils ont embarqué quelques semaines plus tôt pour la Norvège. Les deux bataillons sont dirigés vers Plancoët et Landebia dans la région de Dinan où ils organisent les défenses avec des barricades. La confusion est totale, dans la nuit du 17 au 18 juin, les officiers partent à Rennes pour prendre les ordres auprès du commandant de la région militaire, d’autres partent en reconnaissance à Vitré et Rennes, d’autres encore sont à la recherches de ravitaillements.

Le 18 juin, dans la matinée, les troupes allemandes sont à Fougères provoquant un début de panique à Plancoët. Alors que le colonel et son état-major ainsi que quelques officiers partis en mission de ravitaillement sont absent, les deux bataillons embarquent dans l’urgence en gare de Plancoët pour rejoindre à nouveau Brest. S’en suit un périple où les Légionnaires échappent à la capture par l’avant-garde allemandes que par la fermeture des passages à niveau!!! Les bataillons atteignent de nouveau le port à 21h00 et rembarque à 22h: Ier Bataillon sur le ferry-boat « Le Twickenham » et le IIe Bataillon sur le petit cargo « Penestin ». Les navires mettent le cap sur l’Angleterre au milieu des explosions et incendies des installations portuaires…. sans son colonel et son état-major.

Le Lieutenant-colonel MAGRIN-VERNEREY, le Capitaine KOENIG, le Commandant BOYER-RESSE son Lieutenant adjoint VICHOT, le Capitaine PARIS de BOLLARDIERE, les lieutenants VADOT, BERTELIN, LABORDE, ARNAULT, plusieurs sous-officiers et Légionnaires quitte à 1h le 18 juin le PC du Général GUITRY à Rennes pour retrouver la 13e DBLE. Sur le retour, le convoi est pris dans la confusion des civils en fuite et des troupes battant en retraite parfois sans armes. Les Allemands les talonnent. Le groupe se ceint en deux pour échapper à la capture et la « 13 » est introuvable, ne sachant pas qu’elle était reparti sur Brest lors de leur périple!!! finalement un groupe dont le chef de corps embarquera pour Jersey le 19, l’autre pour Guernesey le 20. Une autre parti aura disparue, quelques éléments réussiront à rejoindre plus tard le dépôt de Légion…à Fuveau près de Marseille.

monument commémoratif de l’embarquement des officiers de la « 13 » à Saint Jacut de la Mer (cerp22.free.fr)

 

 

11e REI: Relique de Camerone 1940


Je vous présente une pièce particulière: un insigne du 11e REI, de fouille, trouvé sur dans une des positions du 372e Régiment Artillerie Lourde sur Voie Ferrée: 372e RALVF.

Les 25 et 26 avril 1940, le 11e REI en vue de la cérémonie de Camerone à Boulay est relevé et part rejoindre ces nouveaux lieux de cantonnements proche de la ville et c’est ainsi que le 25 avril, le IIe Bataillon arrive à Valmérange après un déplacement de 19km de nuit.

A Valmérange est positionnée 1er Batterie du 1er Groupe du 372e RALVF.  Le terrain a été aménagé avant la guerre par la construction de deux voies de chemins de fer puis une troisième en 1939 durant l’automne, appelées: épis. Ce sont les emplacements de tir des énormes canons de 340mm modèle 1912 G, situés au lieu dit « le sentier de Varize ».

Vue aérienne de la position du 372e RALVF la voie ferrée et les trois épis

372e RALVF: Source historique et cartes:  wikimaginot.eu

Position repérée par GPS du lieu de découverte (épis nord)

et voici cet insigne, reçu peut avant pour la fête de Camerone, perdu il y a 80 ans presque jour pour jour par un Légionnaire sur les positions des artilleurs: perdu ou offert???? Trouvé en pleine terre, c’est un rare témoignage de la cérémonie de Camerone au 11e REI, perdu et retrouvé à quelques kilomètres de Boulay.

Pour Camerone 1940, il y a sur le blog des articles traitant du sujet:

11e REI:

https://fredlaine01.wordpress.com/2012/09/01/11e-rei-recit-de-camerone/

https://fredlaine01.wordpress.com/2012/04/01/11e-rei-30-avril-1940-fete-de-camerone-6e-rei-en-syrie/

12e REI:

https://fredlaine01.wordpress.com/2016/04/30/12e-rei-camerone-a-montluel/

30 AVRIL 1940 / 30 AVRIL 2010 – Honneur aux anciens Légionnaires de 1940

Honneur et respect pour la Légion étrangère

 

13e DBLE: son passage dans l’Ain avril 1940


Il y a 80 ans, en ce début avril, les Légionnaires de la 13e DBLE qui ont débarqué en gare de Belley.

Voici une rétrospective des articles déjà publiés sur ce thème dans mon blog:

La « 13 » et le Dépôt de la Légion étrangère de Sathonay:

La création de la 13e demi brigade de Légion étrangère est décidée le 20 février 1940 et sa formation doit se faire à Sidi-bel-Abbès.
Aux ordres du Colonel MAGRIN-VERNEREY, les deux bataillons qui la composent sont formés par prélèvement sur les effectifs des régiments de Légion d’Afrique du Nord.
 
En effet, en novembre 1939, l’URSS attaquant la Finlande,  la France et l’Angleterre souhaitaient intervenir pour la soutenir grâce à l’envoie d’un corps expéditionnaire. Mais entre temps la Filnlande capitule le 12 mars 1940 en plein préparatif franco-britannique. La formation du corps expéditionnaire est maintenu dans le secret pour un nouvel objetif: un débarquement en Norvège.
 
Ce pays est un carrefour maritime entre l’Allemagne et l’URSS qui depuis le Pacte de non agression font transiter leur échange, ses fjords permettent d’abriter des navires et surtout le port de Narvick est le port de chargement du fer suèdois pour l’industrie allemande. Mais Hitler, ayant eu vent des préparatifs, devance les Alliés et envahie la Norvège le 9 avril 1940.
 
Pour la Légion étrangère cette nouvelle unité se nomme la 13e Demi Brigade de Montagne de Légion Etarngère  ( 13e DBMLE) avec un effectif théorique de 2200 hommes.
 Le Ie Bataillon, aux odres du Commandant BOYER-RESSES est formé à Fez le 20 février, au Maroc, avec des effectifs prélevés sur les 2e, 3e et 4e REI.
Le IIe Bataillon du Commandant GUENINCHAUT est formé à Sidi-bel-Abbès le 24 février avec des Légionnaires volontaires du Dépôt Commun et du 1e REI..
Regrouppés à Bel Abbès le 27 février, les deux bataillons embarquent le 5 mars 1940 pour Marseille où ils débarquent le lendemain 6 mars pour prendre la direction du Camp du Larzac qu’ils occupent le 9 mars.
 
Légionnaire du IIe Bataillon embarque en gare de Sidi bel Abbès
 
Au camp les Légionnaires vont recevoir une partie de l’armement pour l’expédition. Dans le camp la 13e DBLE  apprend le combat en haute montagne. Durant près d’un mois, les hommes vont subir un entraînement ingtensif avec des manoeuvres, marches, escalades, stage de tir à la méthode des Chasseurs Alpins en vue des futurs combats qu’ils pensent toujours pour ….la Finlande.
 
Le 27 mars 1940, le régiment prend le nom officiel de: 13e Demi Birgade de la Légion étrangère: 13e DBLE
C’est pour facilité sont emploi au sein du corps expéditionnaire que les Légionnaires ne forment pas un régiment d’infanterie à trois bataillons mais  leurs compagnies sont regroupées en deux bataillons  qui forment une demi brigade à l’identique des bataillons de Chasseurs Alpins.
 
Le 28 mars 1940, la 13e DBLE quitte la Camp du Larzac pour la région de Belley où est déjà  rassemblée la Brigade de Haute Montagne (BHM). Les Légionnaires formeront avec une brigades polonaise la 1er Division Légère d’Infanterie. La BHM est aux ordres du Général BETHOUART formée de deux demi-brigades de Chasseurs alpins, son poste de commandement est situé à Chazey Bon. La BHM et la 13e DBLE forment  la Force A du Corps expéditionnaire au ordres du Général AUDET.
 
C’est certainement lors du débarquements de la 13e DBLE sur le sol métropolitain que le Dépôt de la Légion de Sathonay reçoit l’ordre,  pour les opérations futures de la nouvelle unité,  d’entrenir ses effectifs par l’envoi de renforts pour combler ses futures pertes. C’est dans la logique car le dépôt a déjà formé les 11e REI en 1939 et 12e REI 1940 et doit maintenir leurs  effectifs . La 13e DBLE étant la troisème unité de Légion créée en temps de guerre, c’est le dépôt de Sathonay qui en aura la charge future.
 
Les Légionnaires arrivent  en gare de  Belley  le 29 mars à 14h00. Ils ont voyagé comme beaucoup de régiments à l’époque dans des wagons « Hommes 40, chevaux 8 ». Après s’être restaurés, les hommes de la 13e DBLE sont passé en revue puis prennent la direction de leurs cantonnements attitrés. Les Légionnaires ne sont pas logés dans les casernes de Belley mais ils  sont cantonnés les villages alentours. En effet les 55 officiers, les 210 sous-officiers et les 1984 caporaux et Légionnaires vont occuper la zone de déserrement autours de Vongnes.
 
Zone des cantonnements identifiés par mes soins de la 13e DBLE
 
Le trajet des Légionnaires se fait cette fois à pied  par la route qui monte en direction de la zone de déserrement au Nord Est de Belley.  Les compagnies sont réparties dans les différents villages et hameaux autours de Vongnes.
Les officiers occupent des chambres chez l’habitant alors que la troupe cantonne dans les granges, hangars et remises.
Les civils peuvent constater que la  moyenne d’âge de ces Légionnaires est jeunes (de 26 ans et une ancienneté moyenne de service à la Légion de 4 ans). Ils sont pour une majorité d’origine espagnole (ex-Républicains) et des pays d’Europe centrale.
 
Les journées se passent pour les Légionnaires à des tours de gardes, les corvées, services et exercices. La région où est cantonnée la 13e DBLE est comparable au terrain que vont recontrer les Légionnaires en Scandinavie: bois et montagne. Des marches sont organisées dans les environs pour perfectionner leur instruction sur le combat en montagne.
En dehors de l’instruction, certains Légionnaires qui savent travailler la terre aident  les paysans locaux aux  bois, aux vaches et à la vigne. Ils nettoyent et font l’entretient des villages qu’ils occupent.
Ils portent toujours le même uniforme en drap qu’en Afrique du Nord et l’équipement individuel est également le même qu’à l’embarquement pour la France. . Pour la troupe, le bonnet de police en drap remplace depuis le début de la guerre en métropole le képi, la ceinture bleue est emmenée dans le paquetage. Toutefois les Légionnaires ne se séparent pas de leur képi qui reste bien au fond du sac.
Les équipements spéciaux et le reste de l’armement seront  distribués avant l’embarquement à Brest. Le calot (et officieusement le képi) sera remplacé par ce qui distinguera les Légionnaires de la « 13 »: le béret des troupes de forteresses orné de la grenade verte en drap.
 
Lieux de cantonnements que j’ai identifié:
– VONGNES:  POSTE DE COMMANDEMENT DE LA 13e DBLE
         – Poste de Commandement de la 13e DBLE,
         – la prison de la 13e DBLE,
         – une grange ayant servi à de bureau de compagnie,
         – deux habitations où des officiers ont logés,
         – le petit bistrot fréquenté par les Légionnaires.
 
– MARIGNIEU: IIe Bataillon
         – l’infirmerie,
         – le foyer,
         – la popote et roulante.
 
– POIRIN: IIe Bataillon, 5e Compagnie,
         – une grange qui a abrité des Légionnaires,
 
– CHATONOD:IIe Bataillon
         – PC du Bataillon,
         – trois logements ayant abrité des Légionnaires,
         – terrain d’exercices,
 
– ST CHAMP: IIe Bataillon
 
– POLLIEU: Ier Bataillon,  1er Compagnie,
         – deux habitations ayant abritées des Légionnaires,
         – emplacement de la roulante
 
– LEYZIEU: Ier Bataillon
        – une habitation + cuisine
 
– FLAXIEU: Compagnie Hors Rangs (CHR)
           – logement du Capitaine,
           – poste de commandement de la CHR,
           – logement d’un lieutenant et de son ordonnance,
           – foyer.
 
– CRESSIN: Ier Bataillon
 
– ROCHEFORT: Ier Bataillon
 
– PARISSIEU: Ier Bataillon
           – la roulante
 
– LAVOURS: Ier Bataillon
 
Le 12 avril 1940, la 13e DBLE quittent la région de Belley. Les Bataillons se regrouppent à Virieux le Grand et embarquent en train  pour se rendrent à Brest pensant combattre peut-être en Finlande.
 
La 13e DBLE a cette époque n’a pas encore de drapeau. Pendant son séjour dans le Bugey, le Colonel BRILLAT-SAVARIN, ancien officier de Légion retiré à Belley, remet à la 13e DBLE, lors d’une cérémonie à Belley, son propre fanion de la Compagnie Montée du 1er Régiment Etranger d’Infanterie qu’il a lui même commandé avant la Première Guerre Mondiale. La lance du fanion sera remise le 28 avril lors de l’escale à Liverpool par le chef de corps du Royal’s Own Regiment. Ce première emblème sera détruit à Bjervik le 17 mai au cours du bombardement du PC du Colonel et sera remplacé par un drapeau  brodé par les dames de Narvik.
 
Fanion de la Compagnie Montée offert par le Colonel BRILLAT-SAVARIN lors de la remise de la lance à Liverpool au Lt-Colonel MAGRIN-VERNEREY
 
Alors que la 13e DBLE cantonne dans les environs de Brest, le Dépôt de la Légion de Sathonay, pour finir de complèter les effectifs, envoie un renfort prélevé sur Sathonay et La Valbonne qui est versé à la Compagnie Régimentaire d’Engins. D’autres engagés volontaires pour la durée de la guerre sont versés dans les différentes compagnies.
Grâce au livre d’André-Paul COMOR: « L’Epopée de la 13e DBLE 1940/1945 où figure page 92 l’état numérique des rentrant au Maroc  au 28 juin après qu’une partie du régiment est ralliée De GAULLE, on peu déduire que le dépôt de la Légion de Sathonay a envoyé à Brest, avant le départ pour la Norvège, au minimum 101 Légionnaires (officiers, sous-officiers, caporaux et hommes du rang). Ils venait soi du dépôt directement ou du Camp de La Valbonne. Parmis les rentrants il y avait 20 EVDG (Engagés pour la durée de la guerre).
 
 Après un défilé les Légionnaires embarquent pour …..la Norvège qu’ils atteignent le 5 mai 1940. L’Histoire de la « 13 » commence!!!!!
 
Laissée par son propriétaire:
 
C’est au cours de mes recherches sur les différents cantonnements de la 13e DEmi-Brigade de la Légion étrangère dans la région de Belley en avril 1940 que j’ai découvert au fond d’un grenier, gardée par le propriétaire des lieux depuis 1940, une malle ayant appartenu au Général PARIS de la BOLLARDIERE, illustre officier.
 
 
Après un entretient téléphotnique, qui comme vous pouvez l’imaginé m’a coupé le souffle, nous avons convenu d’un rendez-vous. A l’heure dite je me suis présenté à la adresse et avec beaucoup de gentillesse, le propiétaire de la maison m’a ouvert la porte de son grenier.
Sous les combles, dans un coin , je vois cette malle et je me retrouve encore une fois confronté à l’Histoire!!!!
Cette maison a abrité l’officier et son ordonnance pendant le séjour de la 13e DBLE dans l’Ain. Toutes les affaires sont parties sauf cette malle. L’officier partant pour le front scandinave ne voulait certainement pas s’encombrer et pensait peut-être récupérer cette malle à son retour. Mais les événements de mai/ juin 1940 l’en ont empêché. Lui étant resté en Angleterre en juin 1940 pour s’engager comme une partie de la 13e DBLE auprès de DE GAULLE dans les Forces Françaises Libres!!!!
Nous ouvrons la malle et je découvre à l’intérieur  des dizaines de lettres, des photos de l’officier alors en poste au 4e Régiment Etranger d’Infanterie au Maroc, énormément de livres en tout genre et le livret militaire de PARIS de la BOLLARDIERE qui s’arrête alors à sa sortie de St Cyr.
 
Le père du monsieur a troujours souhaité remettre les affaires de l’officier  mais les années ont passées jusqu’au jours où le souvenir de cette malle est revenu à l’esprit de son fils lors de mon appel téléphonique pour mes recherches.
Ne sachant comment s’y prendre  j’ai décidé, d’un commun accord, d’entamer les démarches.
 
Le 1er novembre 2008,  après quelques semaines de recherches et quelques courriers envoyés,  c’est avec une grande émotion que j’ai pris contact avec Mde PARIS de BOLLARDIERE. Enfin, après 68 années,  les affaires personnelles vont retourner dans sa famille.
 
Ce 10 novembre j’ai récupérer l’ensemble des affaires du Général PARIS de BOLLARDIERE pour préparer les colis pour pourvoir les envoyer. En remerciment, Mde PARIS de BOLLARDIERE m’a donné la cantine de son mari.
 
Cette cantine est maintenant la pièce maîtresse des objets que j’ai pu retrouver concernant le passage des Légionnaires de la 13e DBLE dans l’Ain!!!!
 
Le 15 novembre, un premier coli est posté contenant les correspondances, les photos et des médailles. Le reste contenu dans trois gros colis (15 kg en moyenne) vont partir la semaine prochaine. Ils contiennent des ouvarges militaires et un énorme ensemble de livres « civils ».
 
Le 17 novembre, les trois derniers colis sont envoyés.
 
Le 1 décembre, Mde de BOLLARDIERE m’a envoyé en remerciement le livre de son mari « BATAILLE D’ALGER – BATAILLE DE L’HOMME » avec cette dédicace:
 
« A Monsieur Frédéric LAINE, qui par ses recherches, m’ a permis de retrouver des lettres, des photos et des livres, laissés dans son pays, par mon futur mari en 1940, quand Lieutenant à la 13e Demi Brigade de Légion étrangère venant d’Agadir au Sud du Maroc, il partait en Norvège à Narvik.
Avec toute ma reconnaissance
 
Traces du passage de la « 13 » dans la région de Belley:
 
Voici les photos, résultat de mes recherches sur le terrain en 2008, des lieux de cantonnements des Légionnaires de la 13e Démi-brigade de Marche de la Légion étrangère ( dénommée ainsi à cette époque) en avril 1940 dans la région de Belley. 
 
 
Porte d’un batiment où fut logé un groupe de Légionnaires. Depuis 1940, la porte est entretenue par les différents propriétaires en souvenir.
 
 
 
Porte d’une maison où fut logé des Légionnaires. La porte était dans le même état depuis avril 1940 jusqu’ au moins 2008.
 
 

Ces inscriptions au crayon de papier, ont été faites par un Légionnaires de la Compagnie de Commandement de la 13e DBLE dans une grange. On peut y lire la liste des grades dans l’odre croissant du 2e classe au général. Dans cette grange, il y avait un bureau d’officiers au rez-de-chaussée et les lits à l’étage de la maison.

Sommier trouvé dans la même maison. Fabriqué par un Légionnaire pour les officiers. On peut encore deviner l’empreinte du corps laissée par le dormeur. Après le départ de la 13e DBLE, les sommiers ont servi comme séchoir pour le maïs.
 
 
En 2008, sur la facade d’une maison qui a servit à la fois d’un côté de foyer pour les Légionnaires du rang et de l’ autre côté de Poste de Secours,  j’ai découvert ce reste d’inscription:

POSTE

DE

SECOURS

13e DBLE: l’uniforme des Légionnaires dans le Bugey: pour un exercice.

Voici une tenue d’un Légionnaire de la 13e DBLE lors de son séjour dans la région de Belley en avril 1940. Il n’existe à ma connaissance aucune photo de la « 13 » lors de son passage dans l’Ain.

Inspirée d’une serie de photos du 67e Bataillon de Chasseurs Alpins de la Brigade de Haute Montagne qui cantonnait à Chazey-Bons au même moment, la tenue portée est celle que pouvait endosser un Légionnaire pour effectuer une marche à travers les bois des montagnes environnantes.

 

La capote étant laissée au cantonnement, le Légionnaire porte encore la tenue qu’il avait en quittant l’Afrique. La veste modèle 1920 réceptionnée au 4e Régiment Etranger d’Infanterie porte les pattes de col d’origines du 4e REI. Avec sa culotte modèle 1922, il a enroulé ses bandes molletières. Son équipement en cuir est du modèle 1934/35, la musette ANP31 et sa chèche.

A savoir, que les Légionnaires n’ont pas reçu de pattes de col spécifique à la 13e DBLE mais ont gardé les pattes de col de leur unité d’origine. Ce Légionnaire, venant du 4e REI, peut donc appartenir à la 3e compagnie. (voir billet du 15/09/12)

Au camp du Larzac, les Légionnaires ont touché le fusil MAS 36 et des brodequins de type montagne. Dans l’Ain la 13e DBLE commence à recevoir une petite partie des équipements pour ses futurs combats en Scandinavie, au moins le sac à dos type Bergam avec sa musette. ( d’après lecture du dossier sur la 13e DBLE à Vincennes)

13e DBLE, Lieutenant BRUNET de SAIRIGNE, 7e Compagnie :

Les photos de la « 13 » lors de son séjour dans le Bugey en avril 1940 sont très rare. A ma connaissance, je ne connais que celle tirée de l’ouvrage « MON ILLUSTRE INCONNU » de Guillemette de SAIRIGNE, édition Fayard, 1998

13e DBLE: il y 80 ans la « 13 » débarque dans l’Ain


Formé les 22 et 25 février 1940 au Maroc et à Sidi bel Abbès, la 13e Demi-brigade de Marche de la Légion étrangère débarque à Marseille début mars, pour le Camp du Larzac puis va cantonner ensuite dans l’Ain du 30 mars au 12 avril dans la région de Belley. De type « Montagne », l’unité est formée sur le type alpin en demi-brigade de deux bataillons pour faciliter son futur emplois au sein du Corps Expéditionnaire Français en Scandinavie ( CEFS). L’unité dépend du Dépôt de la Légion étrangère de Sathonay qui sera en charge de l’entretenir en matériels, équipements et uniformes, de compléter son effectif et lui envoyer des renforts. Les 2300 Légionnaires vont séjournée dans mon département de l’Ain 15 jours où ils vont laissés dans les souvenirs de la population locales du Bugey proche de Belley un souvenir inoubliable. Une famille recevra même des nouvelles d’un Légionnaire qui avait cantonné dans leur ferme, une lettre de Norvège!!!

Je vous présente la dernière et rare trouvaille sur la « 13 »: les citations gagnées par les Légionnaires issus du 3e Régiment Etranger d’Infanterie.

L’ensemble regroupe plus de 400 citations de Légionnaires!!!!

A savoir qu’à cette date, 900 Légionnaires sont restés auprès du Général de Gaulle….

Je vous invite vivement à consulter avec intérêt ce qui suit. Un superbe travail sur les 11e et 12e REI.

11e REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE:

11th Foreign Infantry Regiment

12e REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE:

12e Régiment Étranger d’Infanterie

12e REI: correspondance d’un Légionnaire


Il y a 80 ans, le 25 février 1940, par le Dépôt de la Légion étrangère de Stahonay, au Camp de la Valbonne, est créé le 12e Régiment Etranger d’Infanterie.

Pour faire suite à au article précédent

https://fredlaine01.wordpress.com/2019/07/26/12e-rei-un-legionnaire/

Je vous présente la suite de la correspondance de 15 cartes de ce Légionnaire, versé à la CHR du 12e REI

ll y raconte sa vie à la compagnie et parle de ses camarades envoyés en AFN.

Légionnaire, engagé pour la durée de la guerre, il était déjà au dépôt de Stahonay, à la CHR.

Tampon du 12e REI (notez les chiffres romains)

A savoir qu’au même moment à Sidi-Bel-Abbès et au Maroc, deux bataillons sont en formation pour une nouvelle unité…. au le 1er mars pour la mise à jour

MEILLEURS VOEUX POUR 2020


Tous mes vœux pour cette nouvelle année 2020

Que 2019 a été riche en découvertes et contacts, avec en point d’orgue l’exposition sur la Légion étrangère en 39/40 et le concert de la Musique de la Légion étrangère dans mon village que nous avons organisés. Un véritable succès, les Légionnaires de 1940 ont été mis une nouvelle fois en lumière. La prestation des musiciens de la Légion a été extraordinaire , inoubliable. Je remercie encore le GRLE pour la présence du car podium d’information sur la Légion étrangère.

2020 voit la commémoration des 80 ans de la Campagne de France avec la création du 12e REI, de la 13e DBLE, Bataillon de marche du Dépôt de Sathonay, des combats de mai/juin 1940. J’ai déjà quelques surprises à vous faire découvrir le longs des mises à jours…. et pas des moindres.

Une pensée pour nos Soldats qui nous défendent, en France et en opérations extérieures.

Merci pour vos visites, vos commentaires

Vive la Légion étrangère !!!!

 

 

11e REI, PC du IIIe Bataillon à Bélignieux


Il y a 80 ans, du 6 novembre au 13 décembre 1939, le Poste de Commandement du IIIe Bataillon du 11e Régiment Etranger d’Infanterie occupait ce bâtiment,

Syndicat Agricole de Bélignieux

Pour la petite histoire, lorsque le bataillon stationna à Bélignieux, un de ces Légionnaires ou plusieurs ont décoré les mûrs intérieurs de fresques et dessins. Ces œuvres sont restés des années à la vue puis ont été recouverts ( tapisseries ou peintures) et ont disparu maintenant.

Si quelqu’un du village a des infos….

Je vous fais partager un lien, sur un Légionnaire du 11e REI fait par sa petite fille.

https://arsene-zigrand-18.webself.net/

 

11e REI: 80 ans, la création


Pour fêter les 80 ans de la création du 11e Régiment étranger d’infanterie, créé le 1er novembre 1939 au Camp de la Valbonne, je vous présente un insigne dernièrement trouvé: une nouvelle variante de l’insigne dit des « survivants » avec au dos le nom et la date gravés…. place au image

Mais avant, un ancien article sur le 11e REI pour commémorer la naissance du régiment:

https://fredlaine01.wordpress.com/2018/03/01/11e-rei-quatre-legionnaires/

L’insigne:

Cet insigne, comporte le poinçonnage caractéristique de ces insignes dit des « Survivant », ceci a seulement au niveau de l’arche de l’Arc de Triomphe….. mais encore plus rare….

 

au dos, le Légionnaire a gravé son nom: ISHI??RA et la date 1940.